Community managers, mobilisez votre réflexion Social Media sur le mobile !

Le par | Catégorie: Réseaux sociaux.

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Après vous avoir dévoilé 5 bonnes idées à puiser dans le community management de 5 grandes marques, j’ai décidé de revenir un peu plus sur les basiques. De manière naturelle, les community managers ou toutes autres personnes créant du contenu de marque à destination des réseaux sociaux (graphistes, concepteur rédacteurs…) travaillent au quotidien sur un ordinateur fixe.

Je ne sais pas si ce sont ces conditions de travail qui influencent sur la réflexion du travail réalisé, mais bien souvent le (mauvais) réflexe est de réfléchir en fonction du support desktop. Or, sans le savoir, cela peut créer une fracture entre l’accessibilité (visuelle, technique…) du brand content et les consommateurs qui se retrouvent majoritairement dans un contexte de lecture mobile. Et c’est d’ailleurs pourquoi, j’ai décidé aujourd’hui de vous proposer 5 pistes de réflexion focalisées sur le mobile.

mobilisez-vous

1°) L’impact du mobile sociale

Bon, je vais éviter de vous plomber avec tout un tas de chiffres, mais il me paraît primordial de vous en rappeler quelques uns pour convaincre les derniers inéluctables ou tout simplement pour votre curiosité.

Le nombre de mobinautes en France, s’élève à 29,5 millions d’utilisateurs dans 12,5 millions de foyers (soit +30% en un an). Le trafic internet mobile a été multiplié par 3 en seulement 2 ans (entre 2011 et 2013).

Or, comme vous le savez déjà, 68% des français sont inscrit sur 3 plateformes social media différentes. Une consultation qui est d’autant plus assidue puisque 70% d’entre eux les consultent tous les jours… Vous l’aurez donc  compris, il existe une véritable corrélation avec le support mobile qui est le support majoritaire (si ce n’est exclusif pour certains) des réseaux sociaux.

 

2°) Adaptez vos conceptions

Donc un seul mot d’ordre si vous n’étiez pas déjà convaincu : mobilisation générale, adaptez vos conception !

Même s’il existe une tendance forte à ce que les écrans de smartphone grandissent (à se demander si parfois on n’achète pas une tablette plutôt qu’un téléphone), il ne faut pas oublier dans quel contexte de lecture se retrouve votre consommateur.

La taille de son écran a de manière évidente un impact sur la consommation de votre brand content. C’est tout d’abord le cas d’un point de vue graphique. De la simple publication ou votre photo de couverture, il est primordial que le brand content s’acclimate avec les formats mobile.

Il ne faut pas non plus oublier que les mobinautes sont d’autant plus “zappeur” avec  un simple geste du pouce qui peut faire défiler très rapidement le newsfeed. Plus que jamais, restez le plus sobre possible dans vos textes.

Il est déjà peu motivant de lire un gros pavé de texte sur une publication Facebook sur un ordinateur, mais je vous laisse imaginer sur un smartphone où le texte se retrouve plus grand que la surface de l’écran.

Vous n’êtes pas sur une annonce presse, focalisez-vous sur les messages les plus importants à faire passer : talk less, say more.

responsive

Enfin, n’oubliez jamais d’adapter vos tabs ou l’’accessibilité de vos jeux-concours Facebook. Il est monnaie courante d’en réaliser en community management, mais si vous oubliez le mobile, potentiellement vous faîtes une croix sur 68% des utilisateurs.

Alors, oui cela ne reste que de la théorie car les internautes restent dans une consommation multi-support au quotidien et il vous est toujours possible de concentrer vos efforts de médiatisation sur le desktop. Toutefois, il paraît évident que vous augmentez vos risques de perdition en ne vous adaptant pas à ce contexte de lecture.

3°) Attention à vos liens !

Quelle est l’accessibilité de votre site internet (ou de celui concerné par votre publication) dans un navigateur web mobile ? Existe-t-il une version mobile ou responsive design ?

Voilà, les questions que vous devez vous poser systématiquement avant de publier quoique ce soit. Car oui, il ne faut pas oublier que l’application Facebook ne redirige pas vos consommateurs vers une application, mais bien un navigateur qui reste (par défaut) intégré à l’application native de Facebook ou Twitter. Si le contenu n’est pas adapté, vous augmentez les chances de perdre rapidement votre lectorat.

Enfin, n’hésitez pas à utiliser les boutons de call to action sur vos publications Facebook ou d’utiliser les Twitter cards qui disposent d’un meilleur agencement visuel et d’un plus fort impact auprès des internautes.

4°) Facebook ads

Pour ma part, je distingue systématiquement mes groupes d’annonces publicitaires entre le mobile et le desktop. C’est l’occasion idéale de voir la différence d’impact entre les deux supports et de par expérience, je vous confirme d’autant plus que le mobile nécessite une réflexion à part entière (voire prioritaire).

De surcroît, c’est le meilleur moyen d’adapter votre conception puisque les critères techniques de la régie publicitaire ne sont pas les mêmes entre le mobile et le desktop. Et oui, le point numéro 2 est encore de rigueur… D’ailleurs, vous vous en rendez compte très rapidement avec l’aperçu de l’interface publicitaire de Facebook : les visuels n’ont pas le même impact et surtout le quota de texte affiché est différent !

Le Facebook ads est aussi l’occasion de mettre en place le custom audience qui dispose d’une fonctionnalité de retargeting (mobile ou non) liées aux utilisateurs applications. Deux solutions distinctes d’audiences personnalisées :

– iOS IDFAs qui n’est ni plus ni moins qu’un identifiant publicitaire qui est fourni par Apple lors de vos campagnes via l’apple store. A noter que les informations ne remonteront que pour les utilisateurs d’iOS 6 et 7 qui n’ont pas désactivé le tracking publicitaire.

– App ID utilisateur qui peut être généré en corrélation avec votre application smartphone et les données Facebook.

Enfin, le retargeting classique de Facebook est aussi une solution judicieuse puisque le m-commerce n’est pas à proscrire avec 11% des mobinautes français qui achètent sur mobile, soit 3 millions d’acheteurs. Les consommateurs étant multi-canal, c’est aussi l’occasion via le retargeting de ramener votre produit ou service à la présence à l’esprit de vos cibles qui n’ont pas convertis sur votre site web 😉

5°) Testez vos publications

N’ayez pas peur, mettez vous dans la peau de votre lectorat ! N’hésitez pas à tester directement vos actions Social Media avant la mise en oeuvre publique. Faîtes le directement depuis votre smartphone ou même de votre navigateur avec une extension vous permettant d’afficher votre navigateur comme s’il était dans un navigateur mobile. Plusieurs exemples d’extensions : Mobile & Tablet emulatorResponsive web design tester, …

En outre, de manière similaire au Facebook ads, il reste intéressant de distinguer l’impact de votre communication Social Media en fonction du support de lecture. N’hésitez pas à comparer vos principaux KPI de votre site internet en fonction en confrontant le destkop vs mobile (que ce soit tablette ou smartphone). Creusez même un peu plus loin en vérifiant s’il n’y a pas de chiffres alarmants en fonction du smartphone utilisé.

Enfin, dans la mesure du possible je vous invite à confrontez l’impact de vos publication disposant d’une réflexion focalisée sur le mobile ou non. Personnellement, je pense que ces types de réflexion ne peuvent qu’avoir un impact positif sur les lectures desktop (textes plus sobre, images épurées…). L’occasion idéale de voir si cette vision focused-mobile est bénéfique de manière transversale !

Matthieu Dixte

Matthieu Dixte

Matthieu Dixte

Digital Native et Webmarketeur grâce à des études associant tourisme, commerce et webmarketing. Une devise simple rythme mon quotidien pour améliorer au maximum l’expérience client : KISS (Keep It Simple and Stupid).
Matthieu Dixte

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