Etes-vous atteint par la maladie du clic compulsif ?

Le par | Catégorie: Intermédiaire, Web.

Au travail, à la maison, lorsque l’on est sur notre PC et qui plus est lorsque l’on navigue sur le net, il est des moments où l’on devient fou… Cette folie est liée à notre environnement numérique de travail et à nos penchants à cliquer sur tout ce qui bouge ou presque… C’est la maladie du clic compulsif… Quelle est donc cette maladie ? En quoi peut-elle être gênante ? Quelles opportunités pour les marketeurs et les employeurs ?

imgres-2

Qu’est-ce que le clic compulsif ?

Le clic compulsif se matérialise par :

  • Un environnement de travail surchargé
  • Une profusion d’information
  • Une tendance de l’utilisateur à se disperser ?

Un environnement de travail surchargé

Hé oui avec l’apparition successive des navigateurs avec onglets – faisant apparaitre des notifications – l’utilisateur – c’est-à-dire vous et moi – est sans cesse submergé par des « appels à agir » ou « call to action« . Même Internet Explorer s’y est mis!! N’était-il pas fastidieux de changer de fenêtre pour constater de soi même si une nouvelle était arrivée?

imgres-3

De plus, dans nos entreprises, nous ne sommes pas que des internautes. Il est attendu de nous de réaliser nos tâches quotidiennes : établir un plan marketing ou communication, revisiter une stratégie, recetter des implémentations web, faire des rapports… Nous allons chercher de l’information sur le web et nous nous laissons distraire – volontairement ou non – par nos derniers e-mails ou autres notifications… Un mot clé nous frappe sur notre flux Twitter, nous sautons sur l’occasion pour lire un article ayant piqué notre intérêt.

Une profusion d’information

On a parlé d’infobésité… Ce grand méchant qui a fait son apparition où l’on a pu s’imaginer concrètement des obèses d’information… Sauf que là, l’utilisateur est dans son environnement de travail et doit répondre aux besoins de l’entreprise, il doit fournir un travail de qualité dans un temps donné. Si l’on considère l’environnement de travail dans lequel il évolue, de même que sa nature de se laisser distraire, on peut dire qu’il fait face à une profusion d’information utile et inutile pour l’entreprise. Il doit fournir un effort de concentration supplémentaire pour fournir un travail de qualité.

imgres-4

Une tendance de l’utilisateur à se disperser ?

Ou plutôt dire à procrastiner… C’est une question qui a le mérite d’être posée mais c’est ce à quoi – je le confesse – je suis confrontée… Peut être en est-il de même pour vous… Mais je ne souhaite en aucun cas faire de mon cas une généralité. Cet environnement de travail surchargé, une accessibilité de l’information et cette curiosité qui font des gens du web (et les autres) des personnes à part font que l’on peut poser un diagnostic : le clic compulsif.

Il est vrai que l’on clique sur tout ce qui bouge et on aime ça… Quand il est de ces jours où l’on a l’impression que rien ne se passe, ce n’est pas parce qu’il n’y a aucune information, mais c’est parce que l’on est pas du tout incité au clic et on se sent tout seul, pas dans le feu de l’action… Il est vrai que l’on a tendance à déprimer lorsque l’on n’est pas incité au clic… « Web is Dead! »

Les effets non-souhaités et gênants, en bref les symptômes du clic compulsif

Comme toute maladie, il y a des effets non-souhaités et gênants qui peuvent entraver notre comportement, notre travail et qui peuvent avoir un effet sur notre personnalité. J’ai pu en recenser quelques uns :

  • Une irritabilité plus importante
  • Une tendance à se couper du monde
  • Une tendance à l’ennui

L’irritabilité

Quand vous êtes à ce que vous faites, vous n’êtes pas ailleurs. Dès lors, quand vous vous trouvez au milieu d’une information importante au cours de votre journée, vous ne souhaitez pas être dérangé.

images-3

Combien de fois vos collègues ou votre boss vous a-t-il « couru sur le haricot » pour avoir osé vous parler alors que vous étiez dans votre « truc » professionnel ou non… Certes vous faisiez votre rapport KPI, mais vous étiez au beau milieu de la lecture d’un article de blog traitant d’une review du nouveau jeu que vous attendiez depuis des mois…

Combien de fois vous vous êtes irrités alors que vous étiez en train de parler sur Facebook ou autre Skype avec un collègue ou un ami, alors que votre collègue vous demandait une information utile à son travail à lui (parce qu’il ne se disperse pas c’est un saint!! et vous ne savez pas comment il fait pour conserver une telle concentration tout au long de la journée)… Vous levez la tête et dites (il y a des variantes) : « quoi? », « hein? », « Oui! » (là vous vous êtes fait avoir) mais d’un ton agacé

C’est un symptôme assez visible du cliqueur compulsif (même si ce n’est pas l’unique symptôme).

L’isolement

Quand vous êtes dans votre truc, vous n’êtes pas ailleurs. En effet, même si vous vous dispersez, vous avez une certaine logique dans votre dispersion qui n’est pas à la portée de tout le monde. Du coup, quand vient l’heure de la pause clope ou d’une pause café, vous ne vous joignez pas au reste de vos collègues, les saints qui ne se dispersent pas eux!

imgres

Du coup ces manquements à  la vie sociale de l’entreprise n’est pas du goût de tout le monde et vous vous détachez de la communauté de vos collègues, ce qui peut porter, par voie de sympathie, préjudice à votre travail (ce que je le rappelle, vous êtes censés faire). En effet, c’est au cours de ces pauses que les collègues peuvent échanger sur leurs dossiers, échanges auxquels vous auriez pu participer si vous ne vous étiez pas isolé…

En fait vous êtes un expert dans ce que vous faites, mais cet isolement peut vous desservir, parce que les autres ne savent pas ce dont vous êtes capables professionnellement parlant (une certaine forme de reconnaissance professionnelle).

L’ennui

Quand rien ne se passe tout au long de votre journée, notamment sur les réseaux sociaux, vous avez tendance à vous ennuyer… Vous avez une triste mine et vous regardez votre fichier Excel d’un œil morose à vous dire « bon, qu’est-ce que je peux y rajouter à mon tableau ? »

En fait, quand on y pense, quand vous êtes au milieu de toutes ces notifications, vous vous dites que vous auriez du vous concentrer davantage et que vous n’auriez pas du vous plonger sur ce dossier sur l’accélération des particules dont vous êtes si friand…

Et vous restez plus tard au bureau pour boucler toutes vos tâches. Mais quand rien ne se passe, vous ne trouvez pas la motivation pour travailler. Et vous vous rappelez de ce que vous vous étiez dit, mais rien n’y fait. Cet ennui provoqué par une absence de stimulation vous empêche dans votre travail. On peut y voir une certaine forme de procrastination salvatrice mais surtout une forme de stress qui provoque une incapacité à traiter son travail quotidien…

Les opportunités pour les marketeurs et les employeurs

Quoiqu’on en pense, le portrait que je viens de dessiner n’est pas si isolé que cela, loin s’en faut. Cette attitude au travail, cette « maladie » du clic compulsif et cette tendance à se disperser peut être mise à profit et par les marketeurs et par les employeurs.

images-2

Les opportunités marketing

Dès lors que vous, marque, vous publiez du contenu, faites en sorte qu’il soit accessible au lecteur, faites en sorte de respecter les principes peut être basiques, mais tout de même d’une grande utilité pour la mise en valeur de votre contenu, car l’utilisateur se disperse certes à son travail, mais aussi en surfant sur la toile :

  • Mettre en place des titres accrocheurs à vos articles
  • Mettre l’information principale en début d’article
  • Mettre des mots en gras
  • Insérer des « call to action » au dessus de la ligne de flottaison (la ligne qui sépare le contenu visible à l’écran pour l’utilisateur sans avoir besoin de scroller votre page)

Les opportunités employeur

En tant qu’employeur on pourrait penser que cette attitude qu’à le salarié à se disperser et à être un cliqueur compulsif fait qu’il n’est pas productif. Ceci n’est pas vrai.

 

En effet, c’est grâce à ses pérégrinations numériques que l’employé peut développer une forme de créativité qu’il mettra à profit dans ses tâches quotidiennes. De plus il est susceptible de faire de la veille alors qu’il est sur ce fameux rapport KPI. De la même manière il est souvent sollicité et est amené à traiter une grande quantité d’informationserait-il infobèse?? Dès lors si le salarié à une tendance à se disperser c’est peut être parce qu’il n’est pas assez sollicité de manière générale au cours de son temps de travail et que vous ne sollicitez pas assez son aspect multitâche et curieux.

images-4

Dès lors, en tant qu’employé, ne vous  blâmez pas trop, parce que ça ne sert à rien. Il suffit simplement de prendre du recul par rapport à ce qui vous intéresse. Vous avez, je l’espère, une vie après le travail, et vous pourrez lire ces articles sur l’accélérateur de particules plus tard. S’il s’agit de votre veille, sachez en faire un petit résumé que vous présenterez à votre hiérarchie. de ce fait vous montrerez que vous vous tenez informé et que vous êtes impliqué dans votre travail. Quant aux réseaux sociaux, sachez faire une pause en vous déconnectant, ça fait un bien fou!

Anne Delauney-Ladevèze

Anne Delauney-Ladevèze

Consultante Internationale SEO SMO en agence (1ere Position), je suis en charge de réaliser pour mes clients les stratégies SEO et SMO (social média) avec toujours en ligne de mire la visibilité et la e-réputation. Je combine mes expériences passées et ai une vision du Web globale (Marketing, Communication, Sales, SEO, CRM, 2.0). Anciennement Community Manager à l'International pour un cabinet d'études de marchés et Responsable Marketing, Communication sur l'Europe Centrale pour un éditeur d'ERP en Allemagne, je suis trilingue (français, anglais, allemand). Mes passions dans la vie ? Les voyages, la photographie, l'art sous toutes ses formes, les amis, la famille ! Point caractéristique ?! Curiosité, ouverture d'esprit et soif de savoir, surtout de partager !
Anne Delauney-Ladevèze

Vous aimerez aussi...

  • Mathieu

    Bonjour, je suis clicoeur compulsif anonyme

  • http://twitter.com/nwaFacejobb Nicolas Waegeneire

    Le clic « compulsif » apparaît tout de même avantageux aux entreprises et aux marketeurs pour l’étude quantitative (qualitative ?) de ses visiteurs mais aussi pour l’étude du profil « type » selon le service « liké ». Cela reste tout de même très subjectif…mais on like la vie de marketeur ou pas 😉