Exploiter la curation en 5 conseils pour le CM

Le par | Catégorie: Réseaux sociaux, Web.

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Il y a peu nous vous avions déjà évoqué le thème de la curation en ayant l’honneur d’interviewer Marc Rougier qui est le fondateur de la plateforme Scoop.it qui vient d’enregistrer son millionième utilisateur au mois d’avril.

Mais qu’en est-il dans vos missions de community manager ? Beaucoup ne voient l’outil que dans une optique de personal branding, mais en tant que gestionnaire de réseaux sociaux, vous vous doutez bien que la curation de contenu peut vous apporter des avantages. Dans notre article, nous vous proposons 5 conseils pour vous aider dans votre quotidien de CM.

1°) Partagez facilement votre veille sur les réseaux sociaux

Tout d’abord, il faut savoir que lorsque vous réalisez de la curation de contenu, Scoop.it vous donne la possibilité de le partager ou non sur d’autres réseaux sociaux. Par conséquent, il est tout aussi simple de faire d’une pierre deux coups si vous utilisez déjà l’outil.

En outre, imaginez que vous venez de trouver un article génial sur internet et que vous souhaitez le partager auprès de vos réseaux (et au delà). Pas la peine d’aller sur chacun de vos réseaux et de copier/coller manuellement l’URL de l’article. Il existe en effet l’outil bookmarklet ou même l’extension Google Chrome avec un bouton “it.!” qui vous permettra de partager facilement l’article depuis votre compte Scoop.it mais aussi vos réseaux sociaux.

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2°) Trouver du contenu éditorial

Il faut l’avouer, dans la majorité du temps, je consacre ma veille éditoriale pour mes clients autour de blogs, de comptes twitter, pages Facebook, comptes Linkedin, et même Pinterest… Le tout est bien souvent agrégé à partir de mon compte Feedly et Scoop.it n’est pas un réflexe naturel dans cette démarche.

Et pourtant même s’il ne s’agit que d’une “roue de secours” dans ma veille, il m’arrive bien souvent de trouver plus facilement du contenu à partir de Scoop.it. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’outil est devenu avec le temps un réflex plus naturel dans mes démarches de veille.

Rechercher du contenu sur Scoop.it, c’est bien souvent tomber sur des contenus que l’on aurait pas spécialement identifiés sur d’autres plateformes sociales comme Twitter ou Linkedin par exemple. Un compte Scoop.it est organisé autour d’une ligne éditoriale spécifique contrairement à un compte Twitter/Facebook/Linkedin qui s’articulera autour d’une personne physique.

Par conséquent, il est plus facile d’identifier du contenu à valeur ajoutée et de retrouver d’autres contenus associés à cette même thématique tout en restant sur la même page web. De quoi facilement identifier de nouveaux contenus et de suivre ces profils qui ne seront exclusivement réservés au partage d’informations.

3°) Identifier des experts

Le point précédent vous indiquait qu’il était facile d’identifier de nouveaux contenus éditoriaux. Or, derrière chaque ligne éditoriale d’un scoop.it se trouve un curateur et dans bien souvent des cas, des spécialistes dans leur domaine d’activité.

Certains de ces spécialistes ne sont pas présents sur d’autres réseaux sociaux ou ne sont pas assez actifs pour que l’on puisse identifier leur expertise.

Comme indiqué précédemment, Scoopit se positionne sur une ligne éditoriale et non sur une personne qui peut avoir plusieurs sujets de discutions sur Twitter par exemple.

La curation est à mi-chemin entre la veille et le blogging. Il est donc tout naturel que ce système séduise des personnes expertes dans certains domaines qui ne maitrisent pas la technique nécessaire et ou n’ont pas assez de temps à consacrer à un blog. A noter que le support leur permet d’exprimer leurs opinions et de mettre de côté du contenu qui les intéressent (c’est donc un moyen d’identifier si vous êtes reconnus par ces influenceurs ainsi que leurs opinions dans le domaine).

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Par conséquent, de manière similaire aux blogueurs, cela peut être l’occasion de tisser des liens avec ces personnes. D’une part pour bénéficier de leur travail de veille et réaliser du crowdsourcing, mais aussi en les sondant concernant votre communication et/ou leur proposant du contenu à relayer.

Il peut s’agir par exemple d’annonce de produits/services/information exclusives, les inviter à des événements en exclusivité, faire deux des ambassadeurs de marque…

4°) Communication B2B

Naturellement, Scoop.it peut être utilisé dans une optique de communication B2C mais j’ai toujours trouvé que l’outil apportait davantage de valeur ajoutée dans une communication entre professionnels.

La curation est l’occasion pour votre marque de vous approprier et démontrer votre expertise dans un domaine spécifique. Bien souvent, il est recommandé de mettre en place un blog qui selon les cas de figures peut s’avérer être ardu en termes d’investissement temps et aussi en capacités techniques.

Comme indiqué au préalable, Scoop.it est à mi-chemin entre la veille et le blogging. Pour autant, il ne s’agit pas non plus d’un système de micro-blogging comme Twitter où nous sommes restreint à une limite de 140 caractères.

C’est donc un moyen simple d’utiliser des sources externes (sites d’actualité, articles de blogs, sites internet tierces…) tout en ajoutant une valeur ajoutée avec un commentaire sous forme de texte.

De surcroît, ce contenu sémantique est un plus au niveau SEO et Scoop.it est très sensible à ce sujet. La preuve en est que la plateforme de curation a intégré la notion de Google authorship sur ses comptes d’utilisateurs.

Réaliser de la curation vous permet donc de bénéficier des mêmes avantages d’un blogs sans pour autant être un grand technicien ou même consacré autant de temps à la tâche rédactionnelle.

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Enfin, les contenus partagés sur scoop.it peuvent être chartés à votre image tout en drainant du trafic vers votre site internet. Les contenus sont aussi intégrables en marque blanche que ce soit vers un site web, un blog, une application… Il existe même une autre solution alternative qui est la personnalisation du nom de domaine.

5°) Gestion de connaissances en interne

Scoop.it est aussi un moyen naturel de réaliser ce que Marc Rougier a nommé en bon anglophone le « Knowledge management« . Or, cette gestion de connaissances peut être réalisée au sein même d’une entreprise en rendant la diffusion du contenu en privé.

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Par conséquent, la curation peut être l’occasion d’être un appel à la contribution collaborative et mobiliser des équipes pour partager leurs veilles, leurs connaissances et surtout leurs opinions. Trop d’e-mails peut créer une certaine forme d’infobésité et donc complexifier la recherche d’informations.

Chaque personne sait lire un magazine, un blog, du contenu visuel mais pas obligatoirement une base données. C’est donc un moyen simple de sensibiliser des personnes qui ne sont pas adeptes de ces technologies et qui pour autant se sentiraient aussi freinés par les réseaux sociaux internes (ou non) d’une entreprise.

Ce système de veille interne et collaborative peut être l’occasion de sensibiliser certaines personnes à votre métier en facilitant la communication en interne.

Enfin, il s’agit surtout vous apparenter à un hub de connaissances entre les services de l’entreprise. Le fait de favoriser ces échanges peut avoir des répercussions positives sur votre community management en identifiant plus facilement du contenu en interne ou même en relayant des retours clientèles provenant des réseaux sociaux.

Matthieu Dixte

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