Google+ est-il un réseau Bimbo ?

Le par | Catégorie: Novice, Réseaux sociaux, Web.

D’après Nielsen, les utilisateurs passent en moyenne 7 mn par mois sur Google+ alors qu’ils consacrent 7h par mois à Facebook

Comment expliquer cette désaffection ?

Imaginons la scène. C’est Noël, votre petite famille déballe les cadeaux au pied du sapin. Vous avez acheté à votre fils une voiture télécommandée. Elle est rutilante, elle a des couleurs magnifiques, elle se conduit facilement, elle est ergonomique et en plus, elle est équipée de fonctions incroyables : elle peut rouler sur deux roues, elle a une sirène, elle peut lancer de l’eau et elle lance même des missiles.

Pourtant, après 30 mn d’utilisation, votre fils laissera la voiture dans un coin pour jouer avec les cartons d’emballage.

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Lui et sa soeur vont les utiliser pour construire un rempart et jouer au château fort. La voiture, elle, sera jetée aux oubliettes. Rangée dans un coin de la chambre, ils la ressortiront de temps en temps mais sans jamais y jouer des heures et toujours avec un peu de lassitude, avec le sentiment que c’est quand même moins drôle que de jouer dehors avec ses amis.

Et si je vous disais que ce qui se passe avec ce jouet est exactement ce qui s’est passé avec Myspace ? 

Et que c’est aussi pour ça que Google Plus a toutes les peines du monde à décoller.

 

Une grave lacune de conception

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Qu’est-ce qui cloche avec cette voiture ?

Après tout, son graphisme est génial, elle est ergonomique et elle a des fonctions extraordinaires ! On a fait des focus groups avec des vitres sans tain pour savoir ce que les enfants attendaient. On a engagé les meilleures équipes de marketing enfant.C’est à s’en arracher les cheveux ! Que demande le peuple ? Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire de plus ? Mettre un siège éjectable ? Pouvoir utiliser son iPhone comme télécommande ?

Non.

Ce qui manque, à cette voiture, c’est l’usage. Certes, on peut jouer avec mais ce qui compte pour un enfant de 6 ans, c’est de jouer avec ses alter ego, de courir, de bouger, de se raconter des histoires, des chimères, d’organiser des jeux dans l’espace, de se confronter à l’autre. Or, qu’est-ce qu’elle propose cette voiture ? De jouer seul et de rester assis derrière un pad de contrôle. Il y a donc un problème d’usage. Ca ne colle pas.

La voiture ne peut pas s’intégrer à l’histoire que l’enfant essaie naturellement de se tisser avec ses petits camarades et qui est importante pour lui.

On lui a vendu un jouet auquel il doit jouer seul mais à cet âge, il veut jouer avec des camarades.

Du coup, l’enfant n’arrive pas à attribuer de valeur à la voiture parce qu’il n’arrive tout simplement pas à lui trouver une place dans les jeux qui sont importants pour lui.

Vous auriez vendu la voiture par lots de 2 ou 3, tout aurait été différent : les enfants auraient pu organiser des courses de voitures. Les voitures se seraient alors naturellement intégrées à leurs jeux. Mais là, s’il faut choisir entre s’amuser seul avec sa voiture et partir jouer avec les autres, le choix sera vite fait. La voiture sera jetée aux oubliettes.

 

Le problème du produit sans fond 

Soldes en ballons colorés

Comment a-t-on pu passer à coté de ça ? D’où vient cette lacune ?

Elle vient du fait que beaucoup de markéteurs, d’ergonomes et d’UX ont oublié qui ils étaient. Ca fait bientôt 20 ans que les chantres de l’innovation nous rabâchent que le marketing c’est du ROI, que l’ergonomie c’est de l’architecture d’information et de la facilité d’usage et que l’UX, c’est faire plaisir aux utilisateurs.

Sauf que non. Le marketing, l’ergonomie et l’expérience utilisateur, ce sont d’abord des sciences humaines. C’est de la psychologie et de la sociologie.

Comment peut-on prétendre faire de l’expérience utilisateur quand on ne voit jamais d’utilisateurs ? Ou pire, quand on n’est pas capable d’analyser le comportement des gens et de tenter de l’expliquer en s’adossant à un modèle de sociologie ou de psychologie ? Certains d’entre nous auraient bien besoin de relire les études des fondateurs de l’ergonomie française comme Ombredane et Faverge.

Ils avaient une vision très holiste : ile ne s’agissait pas pour eux de simplement faciliter les conditions de travail des ouvriers. Il s’agissait pour eux de comprendre quelle place l’humain pouvait occuper dans la chaîne de production et comment on pouvait préserver sa dignité. A l’inverse, aujourd’hui, beaucoup d’équipes de conception ne se posent plus du tout la question de l’usage, la question de ce que l’humain va pouvoir faire du produit.

On fait des produits qui font envie mais pas forcément des produits pertinents, qu’on peut intégrer à son histoire.

Pour simplifier, on pourrait dire qu’il s’agit de produits « bimbos », des produits prêt à plaire : ils sont esthétiques, avenants, ils ont plein de fonctions aux bons endroits mais fondamentalement, il leur manque quelque chose. L’esprit, l’essence, ce que les américains pourraient appeler le « spirit », l’énergie, la dynamique. Il leur manque l’usage.

 

Et Google plus alors ? C’est un réseau Bimbo ?

Et bien, au fond, Google plus n’échappe pas à la règle. Le graphisme est plutôt joli, l’ergonomie est souvent meilleure que celle de Facebook et Google Plus est plein de fonctions tout à fait intéressantes. Pourtant, à mon humble avis, c’est un produit « bimbo ». Et c’est pour ça qu’il aura beaucoup de peine à décoller. Il y arrivera probablement, connaissant la force de frappe de Google. Mais il aura du mal.

Pour comprendre ce qui pêche, il faut revenir à l’usage, il faut comprendre ce que les gens viennent faire sur un réseau social. Et pour ça, il suffit de relire les sociologues des années 50, comme Erving Goffman

Que nous dit Goffman ? Il nous dit que le monde social est une scène de théâtre et que les gens sont des acteurs. Par exemple, si je vous invite à diner chez moi pour la première fois, je ne vous montrerai pas le vrai moi. Je vous montrerai le moi que j’ai envie que vous voyiez.

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Je mettrai sur la table les bons couverts et les bonnes assiettes, je ferai de la bonne cuisine, je m’habillerai bien et je mettrai la bonne musique en fond sonore. Je vais jouer un rôle pour vous donner une bonne image de moi et vous allez assister à une représentation de théâtre dont mon appartement sera le décor.

Goffman appelait ça « la dramaturgie sociale ». Aujourd’hui, cette théorie est complètement transposable aux réseaux sociaux. Chaque réseau est une pièce de théâtre dans laquelle on joue un rôle. Chaque réseau est même une pièce de mon appartement. Une extension virtuelle de mon appartement. Facebook est mon salon, Twitter est l’ardoise sur le frigo de la cuisine, Linkedin est mon bureau et Chatroulette est ma chambre à coucher.

A partir de là, il est facile de distinguer ce que c’est qu’un « bon » réseau social :

– Un bon réseau social est un réseau dont l’interface et les fonctions vont me permettre de jouer en ligne ma pièce de théâtre : trouver une audience, trouver une scène, publier des choses qui me mettent en valeur, gérer mon image, discuter en privé avec mes amis, etc.

– Un « mauvais » réseau social est un réseau qui ne permettra pas d’accomplir ces tâches facilement alors qu’elles sont naturelles pour moi, alors qu’elles font partie de mon usage. Le réseau sera alors délaissé, comme la voiture télécommandée, parce que les utilisateurs n’arriveront pas à l’intégrer à leur histoire et notamment à leur dramaturgie sociale. C’est à mon avis une des raisons du déclin de Myspace.

Quand aux survivants, force est de constater que quand on ouvre facebook aujourd’hui, quasiment toutes les fonctions en accès direct facilitent la dramaturgie sociale. On a l’impression d’une scène, d’une boîte à outils. Là où, à l’inverse, on a du mal à mettre les pieds dans Google Plus.

Tout d’abord, il manque une chose critique à Google Plus pour permettre à ses utilisateurs de jouer une représentation de théâtre : l’audience (et j’entends par là mon audience – mes amis – ceux que je fréquente dans le monde réel ou très souvent en virtuel). Le contenu posté sur un réseau social est d’autant plus intéressant qu’il s’agit de celui de ses amis ou de pages auxquelles on adhère.

theatre

Ensuite, la boîte à outil n’est pas toujours pertinente : je me fiche de la barre de recherche en haut, de créer un hangout ou de compléter mon profil : je veux d’abord pouvoir ajouter des amis, voir leur posts et interagir, c’est ma priorité, c’est là que commence la pièce de théâtre. C’est quand je peux faire un commentaire bien senti sur une photographie ou que je peux poster moi-même un contenu qui va faire sensation.

Et au final, plus on avance dans Google Plus, plus on se rend compte qu’il a été construit en dépit de l’usage à tous les niveaux : le graphisme met en avant les fonctions de l’interface et pas le contenu (on remarquera que c’est l’inverse sur facebook). Les fonctions mises en avant ne sont pas toujours pertinentes du point de vue de la dramaturgie sociale ou alors elles ont été éparpillées dans les onglets de gauche. Certaines notions sont assez contre-intuitives ou très proches au premier abord, je pense aux cercles et aux communautés par exemple.

Et quand on fait le bilan, en tant qu’utilisateur, on se demande ce qu’on va bien pouvoir en faire de Google Plus.

Facebook 1 Google 0.

Olivier Mokaddem

olivier Mokaddem

Fast & Fresh est une agence de Communication spécialisée dans les Usages, l'Ergonomie, l'Expérience Utilisateur et la Relation de Marque. Nous vous aidons à comprendre vos utilisateurs, leurs habitudes, leurs préférences, leurs stratégies pour construire des produits efficaces et bien positionnés qui marchent avec eux, main dans la main. Nous sommes spécialisés dans les enquêtes en ligne, les enquêtes terrain, les Focus Groups, les tests Utilisateurs et les Ateliers de conception (services, interfaces, positionnement, ROI, UX)

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  • Laura Manach

    Merci pour cet article, il m’a bien fait marrer.

  • Sebastien Defrance

    Bel article à troll, je vais en toucher un mot aux 4000+ fantômes qui me suivent. Au fait, Olivier, vous êtes introuvable sur ce réseau, c’est un peu embêtant car vous avez l’air de le connaitre et de l’utiliser pour en parler si largement.

    L’audience est présente, le vrai problème est de trouver le moyen de l’engager. L’article est totalement à côté de la plaque. Merci d’avoir joué.

  • Laura Manach

    Pareil, je l’ai partagé aux 25 000 fantômes qui me suivent, mais je sais pas si ils vont pouvoir répondre.

  • http://twitter.com/Bertrandglitter Arlabosse Bertrand

    C’est moi ou l’article dit tout et son contraire?

  • Guest

    J’en retiens :

    – *Facebook* est un réseau social pour enfants de 6 ans.

    – Que certains n’ont toujours pas compris que *Google+* n’était pas un simple _réseau social_ mais un poste de pilotage.

  • Grégory TRIVAL

    « Le contenu posté sur un réseau social est d’autant plus intéressant qu’il s’agit de celui de ses amis ou de pages auxquelles on adhère. »

    Les pages existent, les amis aussi (soient ils ont migré, soit on se fait des amis par centres d’intérêt)

    « je me fiche de la barre de recherche en haut »

    Dommage, elle permet de trouver des personnes, des pages, ou des publications en fonction de mots clés (donc de centres d’intérêts…)

    « je veux d’abord pouvoir ajouter des amis, voir leur posts et interagir »,

    C’est précisément ce que permet GooglePlus et bien mieux que FB. Le tout est d’avoir des amis/contacts… Si on en a pas, il faut prendre le temps de s’en faire, mais c’est vrai que ça demande un petit effort…

    Enfin, après, je dis ça je dis rien !

  • http://winael.blogspot.com/ Winael

    Désolé, je ne peux pas répondre je suis dans les embouteillages des oubliettes de G+.

  • http://twitter.com/AnathalieTM Anathalie MUKUNDWA

    Moi aussi je le partagerai aux 4000 fantômes avec qui j’échange au quotidien et qui m’apportent énormément de richesse!
    Heureusement d’ailleurs que Google+ existe sinon je l’inventerai (ça ça ne vient pas de moi)

  • http://www.facebook.com/scaramal Lionel Scaramal

    J’ai bloqué à « Et si je vous disais que ce qui se passe avec ce jouet est exactement ce qui s’est passé avec Myspace ». Que l’auteur n’ait pas compris google+ parce que c’est un réseau frais, et qu’il y a peu d’analyses pointues sur le sujet, soit.
    Mais myspace, on a suffisamment de recul pour comprendre que la source de désaffection c’est plutôt un manque d’adaptabilité de la marque et une mauvaise étude de la concurrence qui ont provoqué son désintérêt. Il y aussi un changement d’habitude des internautes.

    Je dirais aussi (et pour ça on peut regarder sur google insights, les trends valent ce qu’elles valent…) que myspace c’était certainement 1000 fois de visites ou de participations que facebook, mais qu’à l’époque on s’emballait sur pas grand chose en termes de chiffres. Facebook et ses chiffres faramineux ont changé la perception. Mais dire que google+ est mort… Là où Second Life avec beaucoup moins d’utilisateurs et d’interactions faisait un carton et attirait tous les marketeurs… Aujourd’hui google+ est soi-disant une ville fantôme ?

    Là où des gens se sont extasiés sur Quora et ses fabuleuses possibilités, google+ est descendu. Et si plus loin que la position typique anti google, les gens essayaient vraiment le réseau avant de le critiquer ? Et s’ils essayaient de faire grandir leur cercle ?
    Finalement cet article est bien consensuel et va dans le sens de ce que tout le monde attend. Une excuse de plus pour justifier le fait de ne pas rejoindre google+

    Je tiens à préciser que je ne suis pas un utilisateur très actif de google+, qui plus est un utilisateur frais. Mais le peu de cercles où je suis inscrit m’envoie énormément d’informations, et plutôt quali en fait :)

  • Boimb

    Que les enfants de 6 ans continuent à passer 7h par jour à nourrir les cochons de farmville. Ca me va très bien.

  • Fabien Moraldo – Mithraw

    Un des slogan pour google+ qui m’a le plus marqué dernièrement c’est :
    On Twitter you follow people you don’t know;
    on Facebook you follow people you know;
    on Google+ you follow people you should know.

    Et c’est tout a fait l’esprit du truc, toute l’orientation est pour regrouper les gens par centre d’intérêt, et ça marche !

    On dit beaucoups que G+ est pour les geek, mais si pour toi un geek est juste une personne passionnée, qui a des centres d’interets dans lesquels elle s’investit alors oui, G+ est pour les Geek…

    Tu bases tes commentaires initiaux sur des chiffres, on fait dire ce qu’on veut aux chiffres, le fait est qu’il y a beaucoup moins de vrai utilisateurs de g+ que de twitter ou facebook, c’est normal, le service a 2 ans, et que du coups vu que tous les users google sont compatbilisés user partiellement actif, alors on a des chiffres du genre 7min par jour … c’est pour ça qu’on fait dire aux chiffres ce qu’on veut… la plupart des gens avec qui je partage passent bcps de temps sur g+…

    Un petit point pour finir, l’ergonomie de g+ est juste 15 fois meilleurs que celle de facebook… Quand je retourne sur facebook (une fois par jour en général) je me crève les yeux a essayer de voir le contenu … C’est même pas comparable… Et c’est pour moi le principal défaut de Facebook, son ergonomie en bois…

    Compare le stream, les events, les groupes/communautés…

    Facebook concernant son interface, a 5 ans de retard que google n’a pas …

    Comme l’ont dit Sebastien Defrance et Laura Manach, merci pour le troll, ça m’a bien fait marrer !

  • Axel L’Hérissé

    Qu’on écrive ça y a un an, je veux bien trouver des excuses, mais aujourd’hui c’est que l’auteur à louper une étape ou qu’il revient juste de Mars et découvre ce qu’il a loupé depuis 2 ans : ouf, Fb n’a pas bougé.

  • http://twitter.com/Bertrandglitter Arlabosse Bertrand

    C’est moi ou l’article dit tout et son contraire?

  • Hadrien Lanneau

    Tu es au courant que Google+ a dépassé Twitter en terme d’audience ?

  • Hadrien Lanneau

    Ouuuuuuuhhhh je suis l’un des fantômes sus-cités :p

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Bonjour Sébastien, puisque tu me fais le même commentaire ici, je te ferai la même réponse que sur G+ : « Calmez-vous un peu et revenez au fond :) Ce que je trouve extraordinaire, moi, c’est de voir à quel point l’utilisateur final vous importe peu. Vous êtes tellement fan de G+ que vous rentrez instantanément dans la querelle de clocher. On dirait des Appeliens de la première heure face à Samsung :) Or il ne s’agit pas du tout de démonter G+. On n’est pas là pour vendre une marque plutôt qu’une autre. A moins que vous soyez des commerciaux ? Ce qui importe, c’est de retourner aux fondamentaux : qu’est-ce que les gens viennent chercher ? Est-ce que ça les aide ? Est-ce que ça correspond à quelque chose pour eux ? Parce que vous pourrez essayer de leur fourrer un service au fond de la gorge, que ça soit facebook ou G+, s’ils n’y trouvent pas un usage, ils n’adhèreront pas. Aujourd’hui, force est de constater que G+, ça ressemble a un petit landerneau de CM. Et clairement, Sébastien, je ne me pose PAS DU TOUT comme expert de G+ qui aurait la science infuse et qui viendrait délivrer une parole sacrée. J’arrive précisément avec la naïveté d’un utilisateur lambda qui se dit « so what »? « Qu’est-ce que ça fait ? ». C’est comme ça que tous les nouveaux utilisateurs arrivent sur G+. 99% des utilisateurs n’ont pas la chance d’être CM et experts réseaux sociaux. Après, libre à toi de croire que les utilisateurs lambda vont se former des heures et faire l’effort de passer à G+. Pour avoir 10 ans de tests utilisateurs dans le nez, dont beaucoup sur les réseaux sociaux, je t’assure que s’ils ne comprennent pas en 3 mn, ils passent à autre chose. »

  • Laura Manach

    Je ne suis pas sébastien :)

  • http://twitter.com/social_reflex Matthieu Thomas

    Pourquoi ne pas répondre au commentaire de Sébastien ?
    Ah oui c’est parce qu’il est toujours en attente de validation 😉

  • Sebastien Defrance

    Tu m’as c/c le même texte sur G+ donc idem :

    « Salut +Olivier Fastandfresh, tu m’as l’air un peu butt-hurt, je peux le comprendre, c’est pas facile de voir les faits quand ils nous arrivent en pleine figure. Je t’invite cordialement à descendre d’un ton et d’apprendre à qui tu t’adresses avant de les juger, car ton commentaire est, tout comme l’article, totalement à côté de la plaque : je suis un mec très versé dans le #NoBullshit et surtout très pro utilisateur-lambda loin des considérations de ventes ou de marketing. Je tiens d’ailleurs un blog sur le sujet.

    Pas de chance du coup pour cette démonstration.

    Bien à toi. »

  • Guillaume MAURIN

    Encore un blogger en manque de buzz !!!

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Bonjour Fabien Moraldo, bonjour Lionel Scaramal. je vous réponds à tous les deux parce que vos analyses sont liées et aussi pour mettre en lumière ma démarche. Fabien, tu as un avis sur G+ qui est que ça marche par centres d’intérêt. C’est le tien et il est tout à fait respectable. Lionel nous dit que Myspace est tombé à cause d’un manque d’adaptabilité et d’une mauvaise étude de la concurrence. C’est son avis et il est respectable. D’ailleurs moi aussi, j’ai mon avis sur les deux questions. Mais ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que nos avis ne sont que des croyances. Notre avis -à tous- vaut autant que celui de dédé au bar du coin. Quand on réalise des études avec de vrais utilisateurs en suivant des protocoles impartiaux et valides, on s’aperçoit qu’on a tous tort. Que nos certitudes sont souvent à contre-courant et que les utilisateurs mettent le doigt sur des choses qu’on n’avait pas du tout mais alors pas du tout perçu. Une exemple : quand j’ai fait des tests comparés entre Myspace et Facebook au démarrage de facebook (pour le compte de FAIs), comme tout le monde, je pensais que facebook n’avait pas une chance. Pourtant, dès le départ, les utilisateurs m’ont expliqué que la raison principale pour laquelle ils préfèreraient facebook à myspace c’est que sur Facebook, leurs amis étaient des gens qu’ils connaissaient dans la réalité. Alors que sur Myspace, ils étaient souvent en lien avec trop de monde et souvent de parfaits inconnus. A l’époque, les utilisateurs me disaient « avoir simplement des centres d’intérêt en commun ne suffit pas pour lier avec des étrangers ». Les utilisateurs reproduisaient dans le virtuel ce qu’ils faisaient dans le réel. Dans le réel ils parlent d’abord avec des gens qu’ils connaissent : leurs amis, leur collègues. Donc encore une fois, ma démarche n’est pas de casser G+. Personnellement, je m’en fiche de savoir qui a la plus grosse. Je vous dis simplement, méfions nous de nos avis d’experts, souvent, quand on suit l’usage et uniquement l’usage, on en arrive à des conclusions assez surprenantes. Et souvent contre-intuitives.

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Rebonjour Sébastien, désolé que tu te sentes agressé, ce n’est vraiment pas le but. Je ne cherche pas non plus à avoir le dernier mot, je t’exprime mon point de vue. Ce n’est pas une guerre il me semble, c’est un échange, un dialogue. Je ne me permettrai pas du tout de t’apprendre ton métier. Le mien est déjà suffisamment complexe. Je serai même ravi de suivre ton blog. Alors du coup, tu mènes des tests utilisateurs ? Tu as une formation usage ? Comment est-ce que tu fais pour analyser le comportement des utilisateurs ? Et quelle est l’adresse de ton blog ?

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    hello Hadrien, je ne traite pas de twitter sur ce post, pour moi Twitter et même foursquare ne relèvent pas (complètement ?) du modèle de Goffman. Ils sont assis sur autre chose. Mais c’est une très bonne idée d’article.

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Bonjour Grégory, j’ai bien lu ta réponse, encore une fois je ne parle pas interface mais usages. Je te rassure, j’ai bien compris à quoi servait la barre du haut sur G+ mais, à mon sens, ce n’est pas le plus important pour un utilisateur. Lis ma réponse au tout début des commentaires à Fabien Moraldo : ce qui compte, ce n’est pas de trouver une audience mais mon audience, celle de mes amis, celle des gens que je connais déjà dans la réalité. C’est ça la clef de facebook. Et sur G+, ça manque cruellement. D’ailleurs peut-on rapatrier ses amis facebook sur G+ ? Est-ce qu’une telle fonction existe ?

  • Sebastien Defrance

    Olivier, je pense que tu te méprends sur quelque chose : le problème soulevé ici n’est pas lié aux œillères que nous possédons tous à un moment ou à un autre en tant que bons humains.

    C’est la méthode employée, les sources non questionnées (la métric 7min par exemple), les comparaisons hasardeuses avec Facebook (qui est + un réseau symétrique), etc…

    Il y a une vraie matière de fond, mais mal exploitée. Ce n’est pas en ajoutant que notre position est due au fait que nous aimons ce réseau et que donc nous sommes forcements biaisés que ça va s’arranger : la marque d’un vrai professionnel est justement d’être assez neutre et objectif quand aux besoin de ses utilisateurs. Ton article littéralement à charge n’en est pas un bon exemple, et j’insiste sur le fait que c’est vraiment dommage.

  • Philippe Reinhart

    Personnellement c’est tout l’inverse : Quand j’avais u ncompte Facebook, je ne parvenais jamais à faire ce que je voulais, ce n’était pas clair du tout.
    Quand G+ est arrivé, je m’y suis retrouvé tout de suite, tout était simple.
    Dire que dans FaceBook tout est facile, c’est purement subjectif.

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Bonjour Guillaume, si tu parles de la couverture, ce n’est pas moi qui l’ai choisie :) Et le buzz n’était pas voulu, en fait on pensait que l’article passerait inaperçu. Je ne pensais pas du tout que les pro G+ étaient à ce point fan de leur service. Mais encore un fois, il ne s’agit pas de casser gratuitement G+ mais juste d’expliquer le comportement des utilisateurs. Moi que ça soit facebook ou G+ qui gagne, personne ne me paie à la fin

  • http://www.facebook.com/scaramal Lionel Scaramal

    Je veux bien voir ton étude de l’époque :)
    ça remettrait en cause tout ce qui est forum, blogs de passionnés, qui continuent à marcher en parallèle de facebook, et qui continuent à intéresser les marques.

    Tout comme quand tu fais un avis utilisateur, il faut aussi savoir différencier le ressenti, voir comment les questions sont tournées, quel est le public que tu as visé, etc.
    Un avis vaut ce qu’il vaut, la façon de collecter l’avis est important aussi.
    Les chiffres sont là. Et les chiffres de google+ existent.

    Tu dis à présent que les avis d’experts, etc. Pourtant ton article est présenté comme un avis d’expert ? Et le principal reproche qui t’est fait c’est de ne pas avoir réellement utilisé google+. Quelle est ta réponse ?

    C’est pas comme si tu te retrouvais avec un seul avis qui va à contre-courant de ton article. T’as pas l’impression d’être noyé dans une masse qui te dit que tu te trompes et que ton article est biaisé et ne prend pas tout en compte ?

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Tu vois :) On va même arriver à se serrer la main. Le pire c’est que je t’assure que l’article n’est pas à charge, du tout. J’essaie de suivre la pente de l’usage et de voir où elle me mène. Et encore une fois, je serai ravi d’en discuter avec toi

  • Guillaume MAURIN

    Les réactions montrent bien que G+ n’est pas si désert que cela. Mais sûrement parce que les Fbiens n’ont pas fini de récolter leurs carottes et trait leurs vaches :-) ^^

  • http://twitter.com/social_reflex Matthieu Thomas

    C’est dommage de ne pas jouer franc-jeu en ne publiant pas le parallèle commentaires Google+ / commentaires Facebook que je vous ai proposé toute à l’heure…
    Et pourtant je n’y promets pas de cadeaux pour participer, ni ne collecte d’adresses emails…

  • Clém

    J’ai lu et re-lu cet article : Il est clairement écrit par un gros noob.
    N’y voyez pas d’insulte, on peux ne pas maîtriser ce sujet, ce n’est pas grave. pr contre, avoir les couille de publier cela ! Bravo !

  • http://twitter.com/FastnFreshTweet Fast and Fresh

    Hello Lionel, malheureusement je doute que mes commanditaires de l’époque apprécient que je balance comme ça des études dans la nature. Mais si tu veux, on pourra en discuter.

    Il y a plusieurs choses intéressantes à considérer dans ton commentaire :

    – D’abord, je ne fais pas des enquêtes d’opinion, je fais études d’usage. Et je fais bien la différence. Nos techniques ne se limitent pas à demander leur avis aux gens. Sinon, on n’irait pas bien loin. Tu le sais bien, il y a un fossé entre ce que les gens disent et ce qu’ils font. S’il nous arrive de prélever de l’opinion, nous étudions évidemment d’abord ce que les gens font. Et l’étude dont je te parle était d’abord une étude d’usage. Après tu as le droit de croire que ça ne marche pas. Après 10 ans passé à en faire pour de très grands groupes comme pour beaucoup de startups, j’ai la faiblesse de croire que sur le papier tout à l’air génial et que c’est quand on met un produit entre les mains des utilisateurs qu’on voit émerger les difficultés.

    – Ensuite, les blogs et les forums, pour moi, ne sont pas des réseaux sociaux. Certes, ils agrègent des gens mais pas de la même manière et pas pour les mêmes raisons que les réseaux sociaux. Pour moi, ils ne relèvent pas beaucoup du modèle de Goffman. D’après, les tests que j’ai pu faire (en quali et en quanti), les communautés dont tu parles sont constituées à 95% de gens de passage, des opportunistes qui viennent chercher un renseignement vs 5% de fanatiques qui animent le forum (par exemple) et qui sont là à résidence.

    – Pour ce qui est des statistiques, je ne nie pas du tout que G+ fasse du chiffre. J’en suis même très content. Les chiffres que je cite en début d’article sont simplement ceux de Nielsen qui sont tombés la semaine dernière. Et je ne pense pas qu’ils soient complètement incompétents chez Nielsen ni qu’ils aient un parti pris.

    – Pour ce qui est de G+, mais alors clairement, j’abonde dans ton sens : je le découvre depuis peu. Je le découvre en naïf. Au même titre qu’un utilisateur lambda qui débarque. Je me pose des questions d’utilisateur novice. Et je pense justement que c’est TRES important. Parce que les gens qui vont faire monter les stats de G+, ce ne sont pas des hardcore gamers installés sur G+ depuis 20 ans et qui connaissent toutes les fonctions. Ce sont des gens qui débarquent comme moi, en se posant des questions de base. Et si le tremplin n’est pas là … ben ils abandonnent. C’est sain de se poser la question de l’arrivée.

    – Enfin, mon article n’est pas un avis d’expert. Je me contente de m’adosser au modèle d’un sociologue qui est quand même une sommité. En disant : Goffman a étudié l’interaction sociale pendant des années, on peut penser que ses données sont valides. Qu’est-ce qui se passe si on met en regard les besoins des gens tels qu’on les observe dans le réel et les fonctions présentes dans les réseaux sociaux qui sont censées répondre à ces besoins. Est-ce que ça colle ou pas. Je me contente de dire, je pense que dans un certain nombre de cas ça ne colle pas.

  • Simon Forgues

    Vous savez d’où part le biais de ce billet ? Parce que, oui, on parle bien d’un billet totalement biaisé ici.

    Du fait qu’en deux années d’existence de ce réseau-là, vous n’ayez encore trouvé que 124 personnes pour vous ajouter dans leurs cercles, tandis qu’ils sont plus de 4000 à vous « aimer » sur Facebook.

    Si ça aide à pondre des trucs semblables ? Heu ! Poser la question, c’est y répondre.

    Mais qu’est-ce que vous leur faites au juste, les gens, pour qu’ils ne veuillent pas pour ajouter dans leurs cercles ? Vous les bouffer ? Comme Pacman ? 😉

  • http://twitter.com/AlexMii Alexandre Lalande

    c’est gentil ça! Pour info YouSeeMii a fait de nombreux articles et clubs pour montrer les attraits de G+… donc bon tous les avis méritent d’être écoutes au moins si on souhaite avancer.

  • Simon Forgues

    Bizarrement, j’ai essayé de cliquer sur certains hyperliens qu’il y avait justement concernant G+ sur son profil, mais, pour une raison que j’ignore, c’a disparu comme par magie. Pouf ! envolés.

  • Simon Forgues

    Non, j’insiste. La plupart des billets semblables qui renferment une bonne dose de venin à l’égard de ce réseau, qui n’est jeune que de deux ans soit dit en passant, ça vient presque systématiquement de gens qui peinent curieusement à le dompter.

    On ne m’en voudra pas d’être un brin mesquin après avoir lu tout ça. Je veux dire, pourquoi je ménagerais les susceptibilités ?

    Ce ne doit pas être facile, comme expert des réseaux sociaux, quand on compte 2 829 abonnés sur Twitter et 4 330 j’aime sur Facebook, de trouver un tant soit peu de positif sur un réseau dans lequel seules 124 personnes nous suivent et où les +1 ne se comptent que sur les doigts d’une seule main.

    Je le comprends un peu au fond. Je compatis. Pour vrai.

  • http://www.facebook.com/scaramal Lionel Scaramal

    Ne pas reconnaître les blogs et les forums comme des plateformes sociales… Et les skyblogs n’ont plus ? Les échanges ne se font pas là où on veut qu’ils se fassent, mais là où les gens sont.
    Je ne vois pas en quoi cela s’oppose à Goffman, mais alors vraiment pas. ça répond totalement à la problématique de la mise en scène que tu évoques. Puis faut forcément être d’accord avec Goffman pour commenter ton article ? Ou même le connaitre ?
    Tu te bases sur quoi pour les 95% de gens de passage ? Tu as fait des études sur les forums également ?

    Et même le propre d’une pièce de théâtre est-il d’être jouée pour les proches ?

    Passe faire un tour sur forum-hardware et dis moi si tu vois 5% d’habitués et 95% de gens de passage :)

    Sur un forum, le maillage est d’ailleurs plus fort que sur Facebook. Même si les gens sont sous pseudonyme.

    J’ajouterais : tu ne penses pas que quelque part facebook est une plateforme « creuse » où les gens sont de passage pour jouer ? Elle est où la mise en scène ? Ils sont où les échanges et les interactions ? Tu penses que l’intérêt d’un réseau social c’est de devenir une vitrine vide pour les gens ? Alors quel a été le problème avec myspace ?

    Pour me convaincre, t’as intérêt à me payer un max de bières. Parce que là j’ai du mal à suivre ton raisonnement.

    On va partir de besoins simples : rencontrer des gens, partager du contenu, avoir un avis d’experts, partager une passion, séduire avec son profil. Et là, la réponse n’est ni sur google+ ni sur facebook.
    Au final c’est un article sur les sites de rencontres que tu aurais dû faire…

    Et pinterest ça répond totalement à ta problématique. Pourquoi ça n’a pas le succès de facebook ?

    Edit : j’ajoute que je ne trolle pas, mais je ne comprends pas trop cette position d’affirmer malgré les contre arguments qui te sont donnés. J’ai juste l’impression que tu es un peu fermé à la discussion… Je comprends en partie ton point de vue et je respecte ta position dans tes réponses :)

  • http://twitter.com/social_reflex Matthieu Thomas

    Merci.

  • http://twitter.com/YouSeeMii YouSeeMii

    De rien! Dsl pour le délais mais contre toute attente bcp de commentaires sur ce billet… les billets purement positifs suscitaient moins d’engagement 😉

  • http://twitter.com/MikaelWitwer Mikael Witwer

    Hé bien, quand j’ai lu cet article le nombre de commentaires et de partages était vraiment mais vraiment inférieur au niveau actuel ! J’avais hésité à réagir par un long commentaire mais finalement je vois que de nombreux utilisateurs de G+ on prit le temps de le faire, inutile donc de se répéter !

    Je me contente d’ajouter que je pense (et j’espère) que le futur proche montrera à quel point « l’analyse » de cet article est à la fois simpliste et peut profonde par rapport à la situation réelle. Mais bon mis à part ça j’ai quand même souris sur de nombreux points, qui me rappellent la position de G+ mais il y a 1 an ! ^^.

    Bon courage pour les débats, bravo pour l’originalité des comparaisons et peace, vive les réseaux sociaux autant qu’ils soient ! Ahah

  • Fabien Moraldo – Mithraw

    C’est bien pour ça qu’a la fin il y a
    Facebook 1 Google 0 ^^

  • http://coreight.com/ Coreight

    J’ai voulu laisser un commentaire, mais vu la taille qu’il prenait j’en ai finalement fait un article 😉
    http://coreight.com/content/google-plus-facebook-twitter-chiffres-usages
    A votre disposition pour en discuter.

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