Quels sont les ingrédients d’un contenu viral ?

Le par | Catégorie: Intermédiaire, Médias.

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Cette semaine, je souhaiterais m’intéresser aux tenants & aboutissants de la conception de vidéos virales. Parce qu’il n’est pas toujours évident de produire une vidéo qui buzz à tous les coups, intéressons nous aux facteurs objectifs de la viralité des contenus web. Pour cela, j’aimerais dans un premier temps vous communiquer une présentation particulièrement explicite sur le sujet : (sortez les enfants d’abord, celle-ci est Not Safe For Work)

Lors de cette présentation, on remarque que les ingrédients de succès d’une image ou vidéo sont les suivants :
  • le weird
  • La nudité/sexe
  • Science
  • Pop/culture
Prenons exemple sur la vidéo de TNT :
On remarque ici qu’il y a un lien très fort de deux ingrédients : le weird & la pop/culture.
Les passants semblent très intrigués par le bouton rouge situé en plein milieu de la rue. En cela réside le côté weird, car il y a la présence d’un facteur pas banal. Ensuite vient la scène orchestrée montrant plusieurs séquences de « films », relatifs à la pop/culture, car représentent des scènes arrivant fréquemment dans les films de nos jours.Ou encore, l’inimitable : Wazaa

Dans cette vidéo, on retrouve de la pop/culture : du foot, de la bière, des potes, un langage commun. Du weird : des mecs qui partent totalement en live et reviennent à une vie normale aussitôt.
Cette vidéo a fait le tour du monde, et a marqué une génération tout entière.

Lorsqu’un subtil mélange de ces ingrédients est alors en place, alors vous aurez de grandes chances d’obtenir un contenu viral. Cependant, peut-on utiliser réellement ces ingrédients dans le cadre d’une communication de marque ? Quelles sont les idées que nous pouvons retenir de cette présentation pour une communication corporate ?
Dans ce cadre, j’aimerais vous présenter l’auteur de la présentation, Mathieu Stern, concepteur & directeur artistique.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis concepteur et producteur de brand content, advertainment et format sériel pour le web et la TV. Free-lance, je m’occupe de la conception et de la direction artistique sur des projets de web-séries. J’essaie d’avoir des clients très différents et d’utiliser des univers et des techniques différentes ( animation, marionnettes, stop motion, etc )a chaque nouveau projet tout en gardant une touche « geek ».
De 2000 à 2012, les critères de buzz ont-ils changé ?
En 2000, des mauvais effets spéciaux et un nounours en peluche suffisaient pour faire le buzz car il n’y avais pas assez de contenu sur le net.
Depuis la quantité de contenu a explosé et une vidéo n’a plus que quelques heures pour faire ses preuves avant d’être détrônée par une autre vidéo plus fraiche.
Les internautes sont aussi beaucoup plus critiques sur la qualité de réalisation des vidéos et ne se priveront pas de descendre en flamme une mauvaise production.
Quelles sont les opérations vous ayant le plus marqué ?
Sans doute les lancement de films comme Cloverfield ou Prometheus, avec des moyens hollywoodiens. Faire des vidéos de qualité est plus facile et cela n’est pas accessible a la plupart des marques mais cela donne une bonne idée du buzz qui viendra dans les 5 prochaines années, quand les marques feront de véritables petits courts métrages de qualité cinéma pour le lancement d’une basket ou d’une boisson.
B2C/B2B, chaque marque a t-elle une finalité de faire du buzz ?
Faire du buzz demandes des cou……es, il faut choquer, faire rire, prendre un risque financier et éditorial certaines marques n’ont pas et n’auront jamais les cou… suffisantes pour faire du buzz, elles feront des vidéos navrantes qui dépasseront difficilement les 400 vues, d’autres marques n’ont pas la capacité de faire du buzz car leurs produits sont trop sérieux ( santé, cosmétique, lingerie, hygiène ) ou que leurs clients ne sont pas des consommateurs du net, enfin quand le nombre de personnes ciblées par une campagne est en dessous de 1000 personnes, il vaut mieux faire un mailing …
Par définition très court, que retiens-t’on réellement d’un bon coup de com’ ?
On se rappelle avant tout d’une bonne blague, d’une belle image, d’une mode qu’on a suivit ( wazaaa, can i haz cheesburger) mais pas toujours de la marque derrière la campagne.
Un bon coup de com’ c’est une vidéo qu’ont partage, qu’on poste sur Facebook et qu’on like sur les wall des autres, et qui finit dans une émission de télé qui regroupe les derniers buzz du net.
Dans quelle mesure peut-on utiliser de la nudité sans décrédibiliser la marque ?
La nudité décomplexée qui sert une blague ou une bonne idée sera toujours bien accueillie, elle devient vulgaire et misogyne quand elle sera utiliser pour vendre un produit uniquement parce qu’une fille a gros seins est présente a l’image. Pour utiliser une analogie, vous ne serez pas choqué de voir une fille en bikini a la plage mais vous serez choqués voir gênés de voir une fille en bikini dans votre boulangerie.
Une marque qui utiliserait une fille a poil sans aucun lien avec sa campagne ou son produit perdrait toute crédibilité.Merci Mathieu Stern pour cette interview.Clément Pellerin

 

Clément

Clément

Community Manager Freelance & formateur à l'IFOCOP, j'accompagne les entreprises dans leur développement sur les médias sociaux. Passé par des agences telles que Publicis Verbe ou Publicis Activ, je m'efforce de décrypter les usages business des tendances du web social sur le blog de Youseemii, ainsi que sur mon blog personnel.
http://www.pellerin-formation.com/
Clément

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