Seul 1 article sur 5 se partage immédiatement sur les réseaux sociaux !

Le par | Catégorie: Médias, Réseaux sociaux.

Quel drame ! Et encore… Quelle raison à donner à l’absence de partage de cette écrasante majorité d’articles sur les réseaux sociaux ? Focus…

Des articles qui ne sont pas partagés

Une étude menée par NewsWhip a démontré que plus de 85% des articles n’étaient jamais partagés sur les réseaux sociaux dans les 72 heures suivant leur publication. Une hérésie selon certains médias ayant pignon sur rue – surtout en France – qui démontre de l’importance accordée à la viralité des contenus dits chauds (c’est-à-dire des contenus relatifs à l’actualité). En, effet, les médias en ligne produisent de l’information chaude ce qui nécessite d’être partagée. Si cette information chaude n’est pas partagée, un site d’information n’aura pas rempli sa mission de diffusion d’information.

Evolution des partages sociaux

L’importance de la fraîcheur de l’information est donc forte, car à la suite de cette étude menée en Avril 2013, NewsWhip a de nouveau étudié les partages d’articles sur les réseaux sur une période plus longue – soit sur tout le mois d’août – et a observé que 49% des articles étaient finalement partagés sur Twitter et 42% sur Facebook après 72 heures.

Ceci a donc de quoi rassurer – ou a minima tempérer ces chiffres alarmistes – mais il n’en demeure pas moins que la zone temporelle des 72 heures reste cruciale pour la majorité des informations dites chaudes. En effet, plus maintenant que les visiteurs uniques, les partages sont devenus le gage d’articles de qualité.

Ceci étant il est bon de s’interroger de ce défaut de partage d’articles de manière générale

Des sources qui se multiplient…

Il ne s’agit pas de scoop mais cela fait depuis quelques années  maintenant que l’on évoque le principe d’infobésité(2005 ! hé oui déjà !) – ou surcharge informationnelle – surtout lorsque l’on évoque les différentes sources d’information :

  • Télévision,
  • Radio,
  • Journaux,
  • Médias en ligne,
  • Réseaux sociaux,
  • Etc.

En ne prenant qu’un seul canal, c’est-à-dire les médias en ligne, on constate le développement des sources. Dernier en date pour le plus connu : Le Huffington Post qui s’est invité en France il y a près de 2 ans maintenant. Celui-ci est rentré en compétition avec les acteurs historiques de l’information en France. Il est donc bien légitime qu’entre toutes ces sources d’information le lecteur se disperse, de même que son pouvoir de partage social.

… pour des articles qui ne sont pas toujours pertinents

Loin de moi l’idée de donner des leçons ou de réaffirmer quelque chose qui a été évoqué maintes et maintes fois, mais il arrive que des informations chaudes sur les sites médias ne sont tout bonnement pas pertinentes – ou qu’il s’agit de non information.

 

En effet on le voit avec le #TireurFou en ce début de semaine et j’en ai moi même fait l’expérience alors que Facebook plantait pendant tout un après-midi le 21 Octobre 2013.

Il y a eu pléthore d’articles pour dire que Facebook plantait, alors que tout le monde était déjà au courant. Une information qui méritait un partage ? Je ne sais pas… Mais comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu, et même pour les partages… Et à côté il y a des articles de fond qui sortent au bon endroit et au bon moment…

Quoiqu’il en soit, ces chiffres restent à tempérer en fonction des types de sites et des types de thématiques abordées surtout que ces données relatives aux partages sont tout de même intéressantes à monitorer.

La pertinence des sources

Parmi les sites examinés par l’étude, on ne mentionne pas du tout le type de sites. De fait, les sites qui ont pignon sur rue se verront plus partagés que des blogs méconnus.

Dès lors, la notoriété du site implique une variable de « trust » dans le partage.

Ceci implique donc qu’il y a autant de contenu qui n’est pas partagé que de contenu partagé, mais que celui qui est partagé après coup, c’est-à-dire après 72 heures propose soit quelque chose en plus que les autres articles, parce qu’il s’agit d’un article de fond et qui n’a pas de valeur temporelle, soit que la source n’est pas connue. De plus la cible des articles peut ne pas être disponible au moment de la parution.

La cible des articles

En effet la cible des articles peut influer sur le nombre de partages. De fait, si vous vous adressez à une communauté connectée, celle-ci aura plus tendance à partager qu’une population de personnes moins connectée. Il sera pertinent de modérer les objectifs de partages en prenant en compte la cible et le sujet abordé.

Il n’en reste pas moins que le partage est une donnée fondamentale à prendre en considération au même titre que le nombre de vues car un partage est un vote d’adhésion alors qu’une vue est plus neutre et n’a pas de notion qualitative derrière. De plus le nombre de partages est une donnée à laquelle le public a accès alors que le nombre de vues est une donnée seulement accessible aux seuls webmasters.

Enfin les internautes peuvent donc comparer les sources (exemple sur les sites d’actualités et information sur un mois complet) qui ont été plébiscitées et ainsi choisir d’adhérer à celle qui a retenu le plus l’attention, et donc qui a recueilli le maximum de partages.

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